La prière et la pratique religieuse pourraient ralentir la maladie d’AlzheimerBy Mike
Martin Traduit de l’anglais par Michelle Smith Assister à l’église pourrait bénéficier non seulement l’âme, mais l’esprit, aussi, selon des chercheurs canadiens et israéliens qui trouvèrent que la participation à la religion serait peut-être susceptible de ralentir le progrès insidieux de la maladie d’Alzheimer. « On a appris que ceux qui souffrent de la maladie d’Alzheimer et qui ont un niveau plus élevé de spiritualité ou de religiosité peuvent subir un cours de déclin cognitif beaucoup plus ralenti, » dit le docteur Yakir Kaufman, auteur de l’étude et directeur de neurologie à l’Hôpital commémoratif Sarah Herzog, à Jérusalem. Dans leur mémoire, Kaufman et son co-auteur, le docteur Morris Freedman, expliquèrent que des recherches récentes revues par-pairs indiquent que la participation à la religion réduit [le taux] de mortalité et augmente la qualité de vie, surtout parmi ceux qui souffrent des désordres neurologiques. Kafman postula « Les effets de la spiritualité et de la religiosité sur le taux de déclin cognitif et sur la qualité de vie dans la maladie d’Alzheimer » en 2005, au Congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie, à Miami Beach, en Floride. Leur étude est la première à viser la relation entre la religiosité, la spiritualité et le taux d’avancement du désordre dans la maladie d’Alzheimer, dit Freedman, chef de la division de neurologie au Centre Baycrest de soins gériatriques à Toronto. « Ce sont des recherches stupéfiantes, » dit le docteur Michael Rayel, psychiatre gériatrique et chef de psychiatrie à l’Hôpital commémoratif le docteur G. B. Cross, à Clarenville, en Terre-Neuve. « Cette œuvre est consistante avec des études récentes qui démontrent que la prière, ou la spiritualité, ou bien la religiosité correspond à une meilleure santé physique et mentale. » Mondialement, la maladie d’Alzheimer atteint entre 5% et 10% des adultes âgés de plus de 65 ans, et presque 50% des adultes âgés de plus de 85 ans. Au Canada, la mère-patrie de Freedman, 1,3% de la population – soit 420.000 individus – ont la maladie, qui se manifeste dans une atrophie progressive du tissu cérébral, accompagnée d’un dépôt de fragments de protéine, dits « plaques amyloïdes, » que le corps a cessé de broyer et d’éliminer, de façon que [ces fragments] bloquent la transmission d’information de neurone en neurone. Aux Etats-Unis, 4,5 millions d’adultes – soit 1,5% de la population – souffrent de la maladie d’Alzheimer, ce qui coûte à peu près 61 billions de dollars chaque année, d’après l’Association d’Alzheimer d’Amérique. Ayant trouvé que « [le niveau] de spiritualité et de pratiques religieuses privées s’associait d’une manière significative à l’avancement de l’affaiblissement cognitif, » les nouvelles recherches pourraient déclencher de nouvelles psychothérapies qui viseraient l’arrêt ou le renversement de cette maladie, jusqu’ici inguérissable. Les chercheurs s’avisèrent d’une étude qui évalua 68 sujets âgés de 49 ans jusqu’à 94 ans. Chaque personne avait satisfait à certains critères de probabilité de contracter la maladie d’Alzheimer, critères déterminés par l’Institut national de désordres neurologiques et communicatifs, et par l’Association de maladie d’Alzheimer/d’Apoplexie et de désordres connexes. Publiés en 1984, les critères servent à faire le diagnostique de ce désordre partout dans le monde. [On utilisa] deux outils d’évaluation – l’Indice de religion de l’Université Duke, soit DUREL, et la Mesure multi-dimensionnelle concise de religion/spiritualité de l’Institut Fetzer – pour mesurer les pratiques religieuses de chaque sujet, telles que l’assistance à l’église et la prière privée (Voir « Les échelles spirituelles doivent s’accorder les unes avec les autres, disent les chercheurs, » à la page 8, pour plus de données sur les outils de mesurer la spiritualité). « La DUREL est une échelle à cinq détails, destinée à l’évaluation de pratiques religieuses et spirituelles, soit organisées soit privées, y compris l’assistance [à l’église], les activités religieuses privées, et la religiosité intrinsèque, » dit Kaufman. Kaufman et Freedman se sont servis de l’Examen concis d’état mental Folstein pour mesurer la réponse et l’affaiblissement cognitifs de leurs sujets. L’idée de génie du docteur Marshal Folstein, professeur de psychiatrie à l’Université Tufts et spécialiste en désordres cognitifs, l’Examen concis d’état mental est un bref sondage qui évalue chez une personne son orientation, son attention, sa mémoire, son language, et sa capacité de suivre des ordres simples. Une analyse des données fit connaître « qu’un niveau plus élevé de religiosité et de pratiques religieuses privées correspondait d’une manière significative à un taux de déclin cognitif ralenti, » expliqua Freedman. Mais la question la plus importante sera peut-être si l’activité spirituelle fait ralentir la maladie d’Alzheimer plus efficacement que d’autres types d’activité mentale, dit le docteur Andrew Newberg, professeur de radiologie à l’Université de Pennsylvanie. « Est-ce que la prière n’est qu’un processus cognitif surélevé, ou est-ce qu’elle a ses propres avantages uniques ? » demanda Newberg, dont les études défricheuses ont imagé le cerveau au cours de la méditation et de la prière. « En fin de compte, l’une des questions importantes sera si les chercheurs arriveront à différencier entre les effets positifs de la spiritualité et ceux d’autres activités. » Séparer les deux éléments de la pratique religieuse – la croyance et la pratique – aidera peut-être à expliquer ces avantages. « En plus de l’explication ‘surnaturelle’ d’une meilleure santé, les rites et les traditions qui s’associent à la spiritualité – tels que la sociabilité, le volontariat, les activités prévues à l’église, et les prières – contribuent aux processus mental et cognitif, » dit Rayel, qui est aussi professeur clinique de psychiatrie à l’Université commémorative de Terre-Neuve. L’imagerie du cerveau d’un malade à l’aide de la tomographie par émission de positrons pourra représenter la prochaine étape dans les recherches, dit Newberg à Science and Technology News. La tomographie par émission de positrons est un outil de diagnostique bien reconnu, dont on se sert pour améliorer les prédictions quant au fonctionnement cognitif futur de ceux qui souffrent de la maladie d’Alzheimer. Si la spiritualité ralentit vraiment la maladie, des études supplémentaires pourraient mener à des thérapies basées sur la religion. « Ces recherches seraient susceptibles de garantir une étude interventionnelle pour examiner l’effet éventuel de rehausser le bien-être spirituel comme moyen de ralentir le déclin cognitif, » dit Rayel. Mike Martin est écrivain indépendant dans le domaine science-et-téchnologie
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